Publié dans Editorial

Incertain !

Publié le vendredi, 12 décembre 2025

Un lendemain incertain. Les couacs et le cafouillage ayant terni la séance inaugurale de la Concertation nationale ce mercredi 10 décembre laissent planer le doute sur la réussite, en final, de la Concertation nationale. Le premier pas compte beaucoup sur l’avenir d’une quelconque entreprise et d’une importance cruciale. Un premier pas réussi présage un dernier pas de gagner, un avenir de bon augure.

Listing des invités mal conçus ! Des cartes des invités truffées de fautes d’orthographes etc. Des absences trop remarquées ! Une crédibilité des principaux organisateurs remise en cause!, etc. Bref, une cérémonie mal organisée.

Plus d’un, observateurs ou simples citoyens profanes dans les analyses ou observations, paraissent constater le manque de sérieux de la préparation de cette Consultation nationale par le biais duquel la Nation toute entière espère en découdre vivement avec ce « cercle vicieux » qui résonne comme une malédiction. Forcément, le doute plane !

Les critiques sur l’organisation en général de la concertation abondent sur les réseaux sociaux. D’abord, on remet en cause sur la capacité réelle des quatre prélats au sommet du FFKM à organiser et diriger les assises nationales de la Concertation. Il ne suffit pas d’être des Raiamandreny ayant une autorité morale et … spirituelle pour avoir les aptitudes à conduire une Convention nationale. S’il s’agit d’une réunion de Synoda Foibe ou d’un Congrès de hauts dirigeants d’églises, on pourrait admettre la compétence des chefs d’églises mais quand il est question d’une grande consultation d’envergure nationale ayant des accès ou d’impacts sur tous les domaines de la vie du  pays, des trente millions de malagasy, on doute légitimement sur le sérieux de la chose. Il faudra préciser que le FFKM des années 1990 – 1991 est tout autre le FFKM de 2025. La posture et la pertinence du Cardinal Gaétan Razafindratandra (Ekar) et consorts disposent d’un rayonnement plus incisif  vis-à-vis de l’opinion et des fidèles par rapport à la prestance de la « bande » à Ranarivelo Samoela Jaona (EEM), président actuel du FFKM. On ne voulait pas ici émettre un message insinuant une attitude désinvolte ni un manque de respect à l’égard des quatre dirigeants d’église au sein du FFKM, on s’efforce tout court de dresser un tableau sans complaisance à l’endroit des chefs spirituels d’une grande partie des fidèles chrétiens de Madagasikara. Là encore, il va falloir noter qu’il existe d’autres confessions religieuses en dehors du champ d’action du FFKM. D’autant plus, il convient de rappeler que le FFKM de 2025 est loin de pouvoir endosser le « manteau » de la neutralité comme c’était le cas en 1990 – 1991 vis-à-vis du régime politique d’avant ou d’aujourd’hui. Il se trouvait que certains dirigeants du FFKM, en tout cas les plus influents ont été taxés d’avoir un penchant ouvert envers tels ou tels hommes du pouvoir. Pour avoir tenu d’un discours ou d’une homélie franchement pour ou contre les tenants du pouvoir, certains prélats ont violé la neutralité de l’église publiquement. 

Les jeunes de la Gen Z ont affiché publiquement leur désaccord sur la conduite de la Concertation nationale confiée aux quatre chefs d’églises du FFKM. Ils doutent de leur compétence et de leur impartialité ! Et ils ne sont pas les seuls ! D’autres entités partagent leurs avis. On verra !

Ndrianaivo

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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